Sujet: Le hasard n'appartient pas à ce monde. 8th Août 2008, 2:52 pm |
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C'était comme si une voix inconsciente guidait ses pas dès qu'elle était entrée dans cette rue. A ce moment elle ne pensait plus tel un robot à qui on ordonnait. C'est une fois entrée dans ce qui lui semblait être un manoir qu'elle reprit conscience. Mais que lui avait-elle prit d'entrer comme cela chez l'Inconnu ? L'Inconnu ! La panique s'empara d'elle : elle tenta de faire demi-tour. Mais un fait l'en empêcha : la porte s'était verrouillée toute seule, certainement grâce à un automatisme qui permettait ainsi d'éviter aux voleurs de s'échapper. Elle savait que forcer la serrure ne servirait à rien : elle connaissait, habituée aux manoirs, ce genre de portes. Résignée, elle soupira : elle devait donc trouver la personne propriétaire de ses lieux et lui présenter toutes ses excuses. Elle n'allait pas rester à attendre peut-être éternellement dans ce hall. Elle observa le hall : il était spacieux, lustré et bien meublé. C'était comme si les fauteuils étaient posés là exprès au cas où que d'autres personnes se fassent piéger.
Daisy remarqua un fait étrange : il y avait une multitudes de portes, peut-être une dizaine. Son sac de voyage à la main qui lui parut alors encombrant, elle se dirigea vers l'une d'entre elle. Elle ne s'ouvrit pas. Elle alla à celle d'à côté : pareil. En fait toutes les portes ne voulaient pas s'ouvrir. Daisy pensait alors qu'elle était dans un mauvais rêve, ces rêves de dédale et de labyrinthe qui symbolisent l'incertitude. Elle soupira à nouveau et décida alors d'attendre dans le hall même : quelqu'un finira bien par rentrer ou sortir d'ici, ainsi elle pourra retourner dans son domaine qui est la rue. A ce propos la rue et le monde lui manquaient déjà. Décidément elle n'aimait pas du tout rester enfermée très longtemps.
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Je suis Daisy Campbell.

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Sujet: Re: Le hasard n'appartient pas à ce monde. 8th Août 2008, 4:44 pm |
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Un adolescent, visage pâle et cheveux blonds en bataille venait d descendre d'une voiture noire avec un air passablement ennuyé. Les mains dans les poches tandis qu'un adulte ouvrait le coffre de la voiture et en ressortait deux gros sacs de voyage visiblement rempli au maximum. C'est alors qu'une voix agée mais pourtant autoritaire retentit de l'habitacle du véhicule:
-" J'ai fait en sorte de choisir le seul endroit dont tu ne pourras pas t'échapper alors n'essaye même pas d'y penser. Et tiens toi droit ! "
En son fort intérieur l'adolescent ne pensait qu'une seule chose *Mais ta gueule, la vieille*, malgré tout il affecta un sourire adorable tandis qu'il que sa silhouette commençait à s'éloigner. L'homme derrière le suivait avec les sacs lorsqu'une voix les arrêta:
-" Laissez Charles, il les porteras tout seul, peut-être que l'éffort lui apprendra un tant soit peu ce qu'est la vie."
Le Cayley en question regardait la voiture bouche bée alors que Charles déposait les sacs de voyages sur le sol avec un air désolé. Il leva ensuite un regard peiné vers le garçon qu'il avait vu grandir et fit demi-tour vers la voiture. Cayley ne quitta la voiture des yeux que lorsque celle ci démarra et avisa enfin les deux lourds et encombrant bagages qu'il aurait à charrier jusqu'au manoir. A la vue de sa musculature fine, il était évident qu'il aurait du mal, voir que l'opération s'avérait totalement impossible. Toutefois Cayley s'étira et s'avancant vers l'un des sacs, il se le cala péniblement entre les bras.
Il n'était vétu que d'un tee shirt noir, près du corps constéllé d'étoiles oscillant entre le rose et le bleu. Son jean noir, taille basse , se finissait par une paire de doc marten's blanches aux lacets rayés. Absolument pas le look d'un déménageur, et tandis qu'il avancait vers le manoir, un gros sac dans les bras, il parvint enfin devant la porte et le déposa devant. Un second voyage lui permit de terminer le processus, et c'est soufflant sous l'effort qu'il s'adossa à la pierre grise d'une des colones.
La matinée tirait sur sa fin et le gargouilli dans son estomac lui indiqua qu'il commencait à avoir faim, il prit donc sur lui et ouvrant la porte du manoir, poussa du pied ses deux gros sacs à l'intérieur et y pénétra à son tour.
La porte d'entrée se ferma dans un claquement épouvantable, qui le fit sursauter. Et le coeur battant la chamade, il leva les yeux sur le hall. Sous ses mèches bleus et blondes, il aperçut une jeune femme. il détailla sa silhouette rapidement puis la héla:
-" Bonjour ? Vous venez d'arriver aussi?".
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Je suis Cayley Evergreen.

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Sujet: Re: Le hasard n'appartient pas à ce monde. 8th Août 2008, 5:02 pm |
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Elle était tellement plongée dans ses pensées qu'elle n'avait même pas entendu l'entrée bruyante du jeune homme. Elle réfléchissait à un moyen de sortir de là. Elle sursauta quand elle entendit la voix.
"Zut !!!! J'ai laissé la chance de sortir de là s'échapper. Je ne sais pas comment je suis entrée ici, cela ne fait pas depuis longtemps."
Elle se tourna vers lui et l'observa rapidement, un sourire se dessinait sur ses lèvres car elle pensait exactement cela : père si tu le voyais tu me dirais de ne pas le fréquenter. Par rapport à lui, Daisy était très simple : des vêtements noirs classiques, c'est ainsi qu'elle était vêtue. De plus il n'y avait aucune trace de superflue sur son visage : sa blancheur n'était pas la cause d'un fond de teint de gothique, mais naturelle.
"J'ai essayé d'ouvrir l'une de ses multiples portes mais elles sont toutes fermées."
Elle le regarda à nouveau et perplexe elle constata qu'il y en avait moins que toute à l'heure, elle se garda de le dire au jeune homme, sinon peut-être la prendrait-il pour une folle ... elle se contenta alors juste de se présenter.
"Je m'appelle Daisy Campbell, enchantée. As-tu entendu parlé de ces lieux ? Je n'espère pas y rester les jours suivants : je ne supporte pas rester très longtemps enfermée, là cela fait déjà trop."
Elle fixa cette fois la porte d'entrée dans l'espoir qu'elle ne s'ouvre à nouveau.
"On dirait ... on dirait ... une sorte de ... prison ici."
Murmura-t-elle plus pour elle-même. Elle se l'avouait intérieurement : elle avait peur, et si elle croisait des personnes comme elle en avait croisé jusque là ? Elle ne voulait pas revivre de tels moments comme elle en avait vécu depuis sa fugue.
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Je suis Daisy Campbell.

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